Chantilly Arts et Elégance Richard Mille 2017

C’est la 4è édition du déjà célèbre Arts & Elégance organisé par Patrick Peter via la société Peter Auto. Dès la 1è édition en 2014, la barre était placée très haute. Les ambitions sont élevées : renouer avec un concours d’élégance digne des plus prestigieux au monde tel la Villa d’Este en Italie ou encore Pebble Beach à Monterey en Californie.

L’écrin est royal. C’est dans l’enceinte du château de Chantilly que se retrouvent les plus belles voitures du monde. Une traversée des époques, des styles, des avancées technologiques dans une ambiance Garden Party ou chacun, par son élégance, met sa pierre à l’édifice.

Cette année je participe à l’événement via le Club Ferrari France, le Ferrari Owners’ Club le plus ancien fondé en 1968.

Les automobiles récentes sont garées juste en dehors de l’enceinte du château, les clubs de passionnés se sont largement appropriés les espaces. Le spectacle est déjà impressionnant. Un véritable régal pour les yeux.

Mais le vrai spectacle, celui qui donne tout son sens à l’événement, celui qui nous fait voyager dans le temps se déroule sur le domaine du château de Chantilly. Cette année Ferrari est mise à l’honneur pour ses 70 ans d’existence.

A peine rentré nous nous dirigeons vers l’espace du Club Ferrari France. Nous savions qu’une surprise nous y attendait et nous n’avons pas été déçu.

Pour fêter ses 70 ans (1947-2017), Ferrari a décliné sur 5 de ses modèles, 70 inspirations stylistiques formant ainsi 350 modèles absolument uniques. Les modèles couverts sont le California T, la 488 GTB, la 488 spider, la F12 et la GTC4Lusso. L’un d’entre eux est sous nos yeux, celui de notre ami Bruno que je salue par ses quelques lignes et félicite encore pour son acquisition.

Ce modèle puise son inspiration de la Ferrari 250 Testa Rossa spider scaglietti de 1957. Il s’agit de la 21è inspiration sur 70. Désolé pour vous chers lecteurs, mais le résultat est encore plus sublime en vrai qu’en photo …

Bon d’accord vous me direz que cette automobile n’a rien d’une ancienne voiture, mais son ADN n’est-il pas un préambule idéal à ce qui nous attend ?

Et hop nous tombons nez à nez avec une Ferrari 250 LM (Le Mans) de 1964 châssis #5891 présenté par Jean Guikas. La côte de cette automobile dépasse les 8 millions d’euros.

Une tonitruante Ferrari 312 P réveille les morts. Ici le châssis n°0872 présenté par Arnold Meier produit en 1969. C’est le seul châssis sur les 3 construits à être en configuration berlinetta, les 2 autres châssis n°0868 et n°0870 furent en configuration barchetta. L’historique du modèle présenté est intéressant. Livrée en 1969 à l’écurie N.A.R.T pour courir les 24h du Mans (abandon sur accident), cette 312 P sera transformée en barquette en 1971. Lors de sa restauration fin 90, elle retrouvera sa forme d’origine de berlinette.

En voici une autre qui ne peut laisser indifférent. Une Ferrari BB 512 LM. Produite à 25 exemplaires, ce monstre des circuits ne s’y est jamais vraiment illustré par manque de fiabilité. Elle n’en reste pas moins une automobile emblématique et rare. Boules Quiès indispensables sinon au revoir les tympans. Un privilège de la voir rouler !

Autre rareté qui par ailleurs a reçu le premier prix du concours d’élégance dans sa catégorie, la Ferrari 250 TR 58 de 1958 comme son nom l’indique. Ici le châssis #0728 présenté par Sir Michael Kadoorie. C’est cette même automobile qui a gagné les 24 heures du Mans 1958 ! Je suis fan de cette ligne. 19 exemplaires seulement ont été produits et l’une des dernières ventes aux enchères a vu ce bijou partir à plus de 12 millions d’euros …

Une Ferrari 275 / 330 P de 1964 châssis n°0820 avec son V12 de 4 litres fait également partie de la fête.

Plus récemment une auto qui me fait systématiquement penser au Mas du Clos alors que Jacques Laffite se bat au volant d’une Ferrari F40 LM.

Ici un modèle de 1992, châssis n° ZFF GJ34 B0000 74045 présenté par Ulrich Schumacher.

On continue au rayon des récentes avec une Ferrari F550 GT1 de 2003.

De retour vers les automobiles Ferrari de légende, nous retrouvons une Ferrari vue au dernier salon rétromobile de Paris, le Ferrari 250 GT Breadvan de 1961. Une auto unique, originale qu’il est très rare de voir et encore plus de voir rouler !

Une autre automobile qui compte parmi les plus chers, les plus convoitées, les plus emblématiques de la marque. Il s’agit de la Ferrari 250 GTO produite à seulement 33 exemplaires. Nous découvrons tout d’abord un modèle de 1963, châssis #4293GT, présenté par William E. Connor.

A ses côtés un modèle 64 moins prisé mais tout aussi rare (3 exemplaires) ! Ici le châssis #5575GT présenté par Bob & Melani Walton.

Inutile de présenter la suivante tant elle est connue et adorée par le plus grand nombre. La Ferrari 250 GT California Spyder produit toujours son effet. Très certainement le plus beau cabriolet jamais construit.

Nous fêtons de nouveau les 70 ans de la marque avec l’inspiration n°34 basée sur la Ferrari 250 LM de 1964. Ici une Ferrari 488 GTB.

Une Dino 166 SP de 1965 mue par un V6 de 2 litres châssis n°0834.

Nous ne pouvons pas passer à côté de la Ferrari 333 SP de 1997 châssis n°019 propulsée par un V12 de 4 litres.

Toute cela a de quoi nous faire largement rêver mais ne nous arrêtons pas là. A la croisée des regards, une Ferrari 250 GT “Passo Corto” présente sa magnifique robe. Automobile de 1960, présentée par Adrian et Jacqui Beecroft châssis #2129GT. Somptueuse avec ce volant Nardi.

A sa gauche une autre Ferrari dans un état impeccable, la Ferrari 250 GT SWB sperimentale de 1961, châssis n°2643 GT. Seuls 5 modèles ont été construits.

Encore un autre bijou avec cette Ferrari 225 S Vignale Spyder de 1952.

Voici pour terminer une très belle automobile en tout cas dans son niveau de restauration. Incapable de savoir s’il s’agit une des quelques 100 California construites ou une réplique, toujours est-il que l’automobile est magnifique.

Je m’en vais clore ce billet par une photo clin d’oeil à Monsieur Michel Hommell (magna de la presse), membre du jury cette année et à mon ami Dan Paty (à droite) lors du déjeuner sur l’espace dédié au Club Ferrari France. Promis Monsieur Hommell, nous passerons prochainement à Lohéac !

Assurément nous serons présents l’an prochain pour la 5è édition ! Bravo aux organisateurs, nous avons passé une journée MA-GNI-FIQUE !