Voici plus de 4 mois, début décembre 2009 pour être très précis, je décidais de changer de véhicule pour faire l’acquisition du tout nouveau crossover de la marque Bavaroise: le BMW X1.
Le X1 est le dernier né de la gamme X après le X5, le X3 et le X6. Il est rentré en production le 22 Octobre 2009.
Ce nouveau SAV (Sport Activity Vehicle) de la Bayerische Motoren Werke est le seul crossover de ce segment à vocation premium c’est à dire haut de gamme. Il n’a donc à ce titre pas de concurrent direct. Maintenant il est vrai que la clientèle friande de ce genre de véhicule saura se tourner vers des produits concurrents comme l’Audi A4 Allroad ou encore le Q5 du même constructeur.

Le nouveau BMW X1

Le X1 arrive plus d’un an avant le renouvellement de son ainé le X3 et nul doute qu’il lui fait déjà ombrage. La chute des ventes du X3 sont là pour en témoigner d’autant que l’habitabilité du dernier né de la famille est très proche (ils partagent le même châssis avec la série 3). Sa ligne plus moderne, plus élancée et moins anguleuse aura fini d’achever le X3.

Avant de rentrer dans le détail de cette nouvelle voiture, revenons sur l’histoire de la firme Munichoise et sur la provenance du sigle BMW. A l’origine la société BMW provient de la fusion de deux sociétés spécialisées en mécanique pendant la première guerre mondiale: la Bayerische Flugzeugwerke et la Otto-werke. La société fusionnée en 1917 fabriquait des moteurs d’avion et servait l’effort de guerre. La défaite Allemande interdit à ce pays de produire ces moteurs et c’est tout naturellement que BMW se dirigea vers la construction de moteurs de motocyclette puis de voiture. L’emblème de la marque immortalise la genèse de cette firme pour symboliser une hélice (le blanc) dans le ciel (le bleu) qui se trouve être aussi la couleur de la Bavière. Voilà ce qui est de la version officielle qui plait au service marketing de BMW. La réalité du moment est beaucoup plus politique et le blanc fût ajouté au bleu de la Bavière pour ménager les susceptibilités de la monarchie alors en place.

Mais revenons à nos moutons.

J’ai découvert la joie de conduire une BMW en 2007 seulement, après que des connaissances m’aient vanté les qualités dynamiques de ces voitures qui distillent avant tout du plaisir tout en préservant la qualité de construction que nous recherchons auprès des voitures d’outre Rhin.
Mes premiers pas je les ai fait à bord d’une Série 3 et plus précisément une 325i Touring (E91) que j’ai gardée 3 années. C’est la primo accession au 6 cylindres en ligne de BMW. Il développe 218 chevaux pour une cylindrée de 2,5 litres. Il est vrai que BMW reste le meilleur motoriste de 6 cylindres en ligne et quand on y goûte, il est bien difficile de s’en priver.

(la BMW 325i Touring Sport)

Pour la remplacer j’ai donc décidé de monter en gamme côté moteur et de me diriger vers le X1 dont la ligne, le gabarit et la modernité m’ont tout de suite beaucoup enthousiasmés. Ensuite il faut vous dire que je n’arrive pas à conjuguer passion automobile et gasoil. Je ne sais rouler qu’avec le plaisir auditif que procure un moteur bien né sans claquement…

Début décembre lors de ma commande le seul moteur essence disponible correspond à mes critères de recherche. Il s’agit du 3 litres qui développe 258 chevaux. Une puissance bien suffisante pour animer les 1685 kg de la voiture. Depuis BMW propose le 6 cylindres 3 litres de 218 chevaux ainsi qu’un 4 cylindres 2 litres pour 150 chevaux. Ce X1 est présenté exclusivement en xDrive c’est à dire en 4 roues motrices contrairement à d’autres produits d’entrée de gamme présentés en sDrive deux roues motrices arrières.

(Le BMW X1 xDrive 28i luxe)

Mais avant d’aller plus loin dans la présentation, mon “coup de gueule” au marketing de BMW. Historiquement les chiffres utilisés pour baptiser un modèle avaient une signification. Le premier chiffre (ou lettre maintenant depuis l’arrivée des séries X et Z) désignait la série. Les deux derniers chiffres, la cylindrée. Au fur et à mesure cette “règle” s’est délitée pour arriver à des aberrations comme sur le X1.
Ainsi ce magnifique 3 litres s’appelle 28i. Pourquoi? Certainement pour ne pas faire d’ombre au X3 30i qui utilise le même moteur portait à 272 chevaux. A force de vouloir donner une hiérarchie marketing des véhicules, le client en perd son latin. Mesdames, Messieurs marketeurs, un peu de simplicité fera du bien dans cette profusion inutile de sigles et de chiffres.

(Comme son nom ne l’indique pas, ce X1 abrite un moteur de 3 litres…sans commentaire)
Mais entrons dans le détail de ce X1. Extérieurement, la configuration présentée arbore une robe noire métal, le fameux saphirschwarz. Les jantes quant elles sont d’un diamètre de 18 pouces style 323 en forme de W. Leur aspect anthracite est du plus bel effet avec le coloris noir de la carrosserie. Enfin l’option X Design ajoute un toit ouvrant panoramique mais aussi un bouclier arrière en aluminium sur sa partie basse et des bas de caisse en aluminium également.
(Robe noire et souliers anthracites se marient parfaitement)
(zoom sur les jantes style 323 en W de 18 pouces et le sigle 28i assez rare sur un X1)
Pour les personnes averties, vous aurez remarqué l’absence des rails de toit en aluminium satiné. En effet, BMW (ou plutôt son unique fournisseur) est en rupture de stock. La seule manière que j’ai trouvée pour être livré, a été de retirer les rails de toit qui seront montés en accessoire quand ils seront de nouveau disponibles. Un carton jaune pour BMW qui semble incapable de gérer ses approvisionnements et ses prévisions de vente. Je devais originellement être livré en Février. C’est donc 2 mois supplémentaires que j’ai du patienter pour finalement ne pas recevoir le véhicule que j’ai commandé. A ce jour BMW est incapable de donner une date de livraison desdits rails. Pire, mon concessionnaire a reçu en même temps que mon X1 un autre qui avait les rails…la logique nous échappe. Il semble que l’affaire soit sous contrôle…
Je vous l’accorde, rien de bien grave dans l’absolu mais assez désastreux pour l’image de marque de BMW. Oserais-je en rajouter une couche? BMW France a sous estimé ses quotas de vente du modèle essence. Ceci a eu un effet aggravant dans la livraison de ma voiture.
Mais ouvrons les portières et installons nous à l’intérieur de ce X1 dans sa finition luxe. Tout d’abord le cuir est ici dans son coloris rotbraun c’est à dire un marron qui tire vers le rouge. Je trouve l’association du noir de la carrosserie et du rouge des sièges très élégante et apportant une connotation sportive. Cette ambiance est encore accentuée avec les inserts en aluminium brossé sur les portières ainsi que sur le tableau de bord. Le toit ouvrant panoramique apporte quant à lui une luminosité intérieure fort agréable pour les places avant mais aussi et surtout pour les places arrière. Un vrai régal.
(Une sellerie marron-rouge soulignée d’inserts en aluminium brossé)
Côté multimédia, ce X1 n’est pas en reste. Il est doté ici du système iDrive qui intègre, outre un magnifique GPS en 3D avec écran 16/9ème et disque dur, de quoi régler la HiFi (ici avec l’option Harman Kardon de 340 watts et 11 haut-parleurs), la climatisation mais aussi le téléphone qui grâce à l’option bluetooth s’intègre parfaitement au système HiFi embarqué et reporte vos contacts sur l’écran GPS. Si vous avez un iPhone, cette option est un must qui vous permettra de jouir de votre musique préférée si vous optez pour le berceau snap-in avec USB. Vos plages de musique seront elles aussi visibles sur l’écran central de l’auto.
(un habitacle lumineux grâce au TOE panoramique. Une habitabilité similaire au X3 et à la série 3)
Le X1 xDrive 28i n’est disponible qu’en transmission automatique. Même si cette transmission n’est pas des plus rapides, elle s’adapte parfaitement à la philosophie de ce crossover. Le modèle possédait ainsi la toute dernière évolution de palettes au volant qui semble plus logique que le système précédent. En effet les précédentes palettes droite et gauche permettaient toutes les deux de monter et descendre les rapports ce qui n’était pas des plus intuitifs. Maintenant la palette de gauche descend les rapports, celle de droite les monte. Elles sont par ailleurs plus esthétiques que naguère.
(BA à 6 rapports, nouvelles palettes au volant, GPS 16/9ème en 3D)
Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester tous les “gadgets” de cette auto et notamment les feux de route adaptatifs qui passent automatiquement en feux de croisement dès lors que l’on croise ou suit une voiture, ou encore la caméra de recul qui permet de visionner l’arrière du véhicule et assure une aide au stationnement et aux manoeuvres en complément du PDC.
(Un arrière tout en finesse. On notera la double sortie d’échappement qui présage le moteur de l’automobile)
Voici donc mes premières sensations après quelques heures au volant de ce joli BMW X1 xDrive 28i Luxe (E84) de 2010, qui propose encore de belles montées lyriques du 6 cylindres, d’une onctuosité et d’un silence de fonctionnement très agréables au quotidien.
A voir aussi la video de ce X1