Il est grand temps de vous présenter ma Ferrari F355 Berlinetta et plus généralement de vous présenter la F355.

Tout d’abord la Ferrari F355 fait partie de la longue lignée des sportives 2 places à moteur V6 ou V8 inaugurée en 1969 avec la Dino 206 GT et qui perdure aujourd’hui avec la sublime et tonitruante 458 Italia. Il est d’ailleurs à noter qu’Enzo Ferrari ne voyait ses automobiles qu’avec un 12 cylindres, seul moteur selon lui a pouvoir apposer la marque Ferrari. Ainsi la Dino qui introduit un V6 ne portera pas le nom Ferrari mais tout simplement Dino.
C’est en 1975 que Ferrari introduit le V8 en présentant sa 308 puis ses évolutions avec la 328, la 348, la 355, la 360, la 430 et donc la 458.

La F355 sera présentée en 1994 et les premières productions sortiront de l’usine de Maranello en Mai. Ferrari présentera simultanément le coupé (Berlinetta) et la GTS (Targa) à toit amovible. L’année suivante le spider commencera sa carrière.

La F355 Berlinetta achèvera sa carrière en juillet 1999. Elle est ici photographiée à l'Abbaye des Vaux de Cernay


(F355 GTS, un bon compromis en dépit d’un toit amovible non structurel)
(Le spider, ici dans sa version américaine poursuivra sa carrière jusqu’en 2000)
La F355 apporte une évolution majeure par rapport à son ainée la 348. Au delà de la cylindrée qui passe de 3,4l à 3,5l, la F355 inaugure en première mondiale les 5 soupapes par cylindre. C’est de la que vient son nom: 3,5l et 5 soupapes. Le bon face à la 348 vient de la puissance qui passe de 320ch à 380ch. Enfin Ferrari inaugure également le fond plat et en option la boite F1, une boite séquentielle à commande au volant.
11273 exemplaires seront construits toute carrosserie et toute transmission confondues.
Mais attardons-nous sur la Ferrari F355 Berlinetta que j’ai l’immense plaisir de vous présenter. Il s’agit d’un modèle 1995 produit en 1994. Ces premiers exemplaires ont également deux particularités qu’il est bon de souligner. Tout d’abord ils sont dépourvus d’Airbag conducteur et passager ce qui permet d’avoir un petit volant sport 3 branches et d’échapper au grand et disgracieux volant 4 branches avec Airbag. Une vraie boite à gants est présente avant d’être remplacée par l’Airbag passager. Ensuite l’injection Motronic dans sa version 2.7 développe bel et bien 380ch. Les normes antipollution qui séviront dès 1995 obligeront Ferrari à opter pour l’injection Motronic 5.2. Et même si la F355 annoncera toujours 380ch elle ne développera finalement qu’entre 370 et 375ch. Force est de constater que la différence est peu notable au volant pour le commun des mortels.
(La F355 produite entre Mai 1994 et mi 1995 possède en petit volant 3 branches et une vraie boite à gants)

Parmi les quelques options disponibles, l’une d’entre elles reste certainement la plus rare. Les sièges Racing en carbone étaient disponibles en trois tailles. La rareté de cette option est très certainement due au prix exorbitant des 2 sièges: presque 10% du prix de la voiture…
La voiture que je décris à travers ces quelques lignes possède cette option extraordinaire dans une configuration cuir noir.

(Les sièges Racing en carbone très rares sur une F355)

Cette automobile accroche les 298 km/h et effectue l’exercice du 0 à 100 km/h en 4,7s. Son poids est contenu à 1350kg.

Pour finir cette présentation, voici une dizaine de clichés effectués en vallée de chevreuse et plus particulièrement à l’Abbaye des Vaux de Cernay ainsi qu’au château de Breteuil juste après la rénovation peinture.

(L’Abbaye des Vaux de Cernay: un bel écrin pour cette belle auto)
(Le retour des phares ronds pour notre plus grand plaisir. Intemporel)
(Le soleil reflète de tous ses rayons sur la carrosserie immaculée)
(L’effet miroir très visible sur cette photo)

(Un “tout ouvert” au bord de l’étang de l’Abbaye)
(Un zoom sur l’écusson en aluminium émaillé Scuderia Ferrari)
(Le V8 de 3,5 litres dans sa version Motronic 2.7)
(La Berlinetta devant le château de Breteuil)

(Un museau qui n’est pas prêt de se faire oublier)